Claude Code hooks : les automatismes qui ne ratent jamais
Les hooks de Claude Code sont des commandes qui s’exécutent automatiquement à un instant donné : avant un outil, après une modification, quand Claude a fini de répondre. Pour votre client, c’est une règle qui s’applique à chaque fois, quoi que décide le modèle : aucun fichier sensible n’est modifié, le code reste toujours formaté. Voici ce qui sépare un hook d’un skill ou d’un sous-agent, et le premier à mettre en place.
Un hook, c’est quoi : une automatisation déterministe
Si vous connaissez n8n ou Make, vous connaissez le principe : un déclencheur, une action. Un hook, c’est la même chose à l’intérieur de Claude Code, sans interface visuelle. Un événement arrive, une commande part.
Déterministe, ici, veut dire qu’un hook ne décide rien. Claude, quand il travaille, fait des choix. Le hook s’exécute chaque fois que l’événement arrive, point.
Les déclencheurs que je cite dans la vidéo :
- avant que Claude utilise un outil, et après ;
- quand Claude demande une permission ;
- quand Claude vous envoie une notification ;
- quand Claude termine sa réponse ;
- quand un sous-agent termine ;
- quand vous envoyez un prompt ;
- avant la compaction du contexte ;
- au démarrage de Claude Code et à la fin de la session.
La compaction, je ne m’en sers presque jamais : je préfère repartir d’un contexte vide quand j’attaque une nouvelle fonctionnalité.
Skill, sous-agent ou hook : trois façons d’étendre Claude Code
On me demande souvent ce qui sépare les trois. Ça tient dans ce tableau :
| Ce que c’est | Quand il part | |
|---|---|---|
| Skill | une capacité que vous donnez à Claude | quand Claude la juge utile, ou quand vous la citez dans votre prompt |
| Sous-agent | un expert à qui Claude délègue une tâche | quand Claude en a besoin |
| Hook | une règle, une automatisation | à chaque fois que l’événement arrive |
Les deux premiers dépendent du jugement de Claude. Le troisième, jamais. Si une chose doit arriver sans exception (formater, bloquer, prévenir), c’est un hook. Pour créer un sous-agent, voyez l’article sur les subagents de Claude Code.
Le premier hook : être prévenu quand Claude a fini
Vous lancez une tâche qui va durer une demi-heure. Vous ne voulez pas rester devant l’écran, mais vous voulez savoir quand c’est fini, sur Slack ou sur Telegram.
Dans la vidéo, je ne l’écris pas à la main. Je le demande à Claude Code :
J’aimerais créer un hook qui se déclenche quand tu termines une tâche,
et qui me notifie sur Telegram. Guide-moi.
Il vous guide pour créer le bot et récupérer ses identifiants. Voici ce que le hook donne une fois écrit. L’événement s’appelle Stop : il part chaque fois que Claude finit de répondre.
{
"hooks": {
"Stop": [
{
"hooks": [
{
"type": "command",
"command": "curl -s -X POST \"https://api.telegram.org/bot$TELEGRAM_TOKEN/sendMessage\" -d chat_id=\"$TELEGRAM_CHAT_ID\" -d text='Claude Code a terminé'"
}
]
}
]
}
}
Ce bloc va dans ~/.claude/settings.json pour tous vos projets, ou dans .claude/settings.json pour un seul. Exportez les deux variables dans votre terminal avant de lancer Claude Code, et ne les écrivez jamais dans un fichier envoyé sur GitHub. Tapez ensuite /hooks : votre hook apparaît sous Stop.
Vous voulez seulement une notification sur l’ordinateur quand Claude attend votre accord ? La documentation de Claude Code donne l’exemple avec l’événement Notification et la commande de notification de votre système (osascript sur macOS).
Les hooks qui viennent avec l’expérience
Vous n’en aurez pas besoin la première semaine. Avec le temps, votre façon de travailler fera apparaître les moments où une règle manque. Les miens :
- Avant de fermer la session, un rappel d’envoyer le code sur GitHub.
- Quand une fonctionnalité est terminée, une alerte pour vérifier la sécurité, ou carrément le lancement d’un sous-agent de revue de sécurité ou de tenue en charge. Des sous-agents experts existent déjà dans les marketplaces : ils rendent un rapport, et Claude Code corrige ce qu’ils ont trouvé.
- Après chaque modification, le formatage automatique du fichier.
- Avant chaque modification, le blocage des fichiers sensibles (
.env, configuration de production).
Et si un bug passe malgré tout, la méthode pour le trouver avant le client est dans le debug avec Claude Code en 4 phases.
Ce qui a changé depuis le tournage
La vidéo cite une dizaine de déclencheurs. La documentation de Claude Code en compte aujourd’hui 33, du démarrage de session aux changements de modèle, en passant par la création d’une tâche ou la modification d’un fichier surveillé.
Autre changement : un hook n’est plus forcément une commande. Il peut appeler une adresse web (hook HTTP), un outil MCP, poser une question à un modèle (hook prompt) ou lancer un sous-agent (hook agent). Les deux derniers consomment des tokens, contrairement à une commande, qui ne coûte presque rien.
Le principe, lui, n’a pas bougé : un événement arrive, l’action part, sans exception. Cette partie fait 7 minutes de la masterclass ; le reste est résumé dans le guide complet de Claude Code.
Ce que vous pouvez vendre avec ça
À qui : une startup ou une PME de 2 à 10 développeurs qui débute avec Claude Code, et dont le responsable technique s’inquiète de ce que l’agent peut toucher.
Ce que vous livrez : un fichier .claude/settings.json versionné dans leur dépôt, avec trois hooks. Le code est formaté après chaque modification, les fichiers sensibles sont bloqués avant toute écriture, et une notification apparaît quand Claude attend une réponse. Vous y ajoutez un sous-agent de revue de sécurité, lancé à la fin de chaque fonctionnalité, et une page qui explique chaque règle.
Comment le présenter : « Vos développeurs gardent Claude Code. Trois règles s’appliquent à chaque fois, quoi que le modèle décide : le code est formaté, les fichiers secrets sont intouchables, et personne n’attend devant son écran. » Le responsable technique voit les règles dans le dépôt, et peut les relire comme n’importe quel code.


