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Construire avec l'IA

Claude Code : le guide complet, de débutant à pro

Claude Code, l’agent de codage d’Anthropic, travaille dans votre terminal ou dans VS Code : il lit les fichiers de votre projet, les modifie et exécute des commandes à votre place. Pour votre client, c’est un outil interne sur mesure, livré en quelques jours plutôt qu’en plusieurs semaines, sans payer une équipe de développement. Voici le résumé, partie par partie, de cette masterclass de 4 h 37, de l’installation au déploiement, avec ce qui a changé depuis son tournage en janvier 2026.

Claude Code, c’est quoi : un agent de code sur votre ordinateur

Le modèle tourne chez Anthropic. L’agent, lui, tourne sur votre machine, dans le terminal : la fenêtre noire qui existe sur macOS, Windows et Linux, et qui donne accès à presque tout ce que votre ordinateur sait faire.

C’est toute la différence avec Claude dans un navigateur. Un chat cherche sur le web et vous répond. Claude Code lit vos fichiers, en écrit de nouveaux, lance vos outils : il travaille comme un développeur assis à votre bureau. Je l’ai déjà laissé tourner seul plus de 30 minutes sur une tâche.

Je l’appelle un copilote plutôt qu’un développeur. Il code et il réfléchit, mais personne ne sait mieux que vous ce que vous voulez construire. Votre rôle change : vous pensez en chef de produit. Vous ne relisez plus le code ligne par ligne, vous vérifiez les fonctionnalités, l’expérience utilisateur, la qualité et la tenue en charge.

Pourquoi Claude Code plutôt qu’un autre ? Sur ce que j’ai testé, c’est le plus avancé, et Anthropic a fixé une bonne partie des normes que les autres ont suivies. Derrière, on trouve OpenCode (open source, avec votre propre clé API), Cursor, GitHub Copilot, Kiro, Gemini et Codex d’OpenAI. Ce que vous apprenez ici vous suivra le jour où un autre agent passera devant. Les notions générales (tokens, modèles, contexte) sont détaillées dans les 23 concepts de Claude expliqués sans jargon.

Combien coûte Claude Code

Claude Code est inclus dans l’abonnement Claude, à partir de l’offre Pro. Les tarifs affichés par Anthropic le 27 octobre 2026, hors taxes :

OffrePrixClaude Code
Free0 $Non
Pro20 $ par mois, 17 $ par mois en annuelOui
Maxà partir de 100 $ par mois, pour 5 ou 20 fois l’usage de ProOui

Vous pouvez aussi brancher Claude Code sur l’API, payée à l’usage. Mon conseil n’a pas changé depuis la vidéo : pour coder tous les jours, l’API coûte beaucoup plus cher que l’abonnement. Commencez avec Pro, passez sur Max le jour où vous touchez la limite.

Installer Claude Code en 5 minutes

Avant Claude Code, j’installe Warp, un terminal avec un agent IA intégré. Si vous ne connaissez pas les commandes du terminal, vous lui demandez en français (« je veux aller dans mon dossier Documents ») et il vous propose la commande. Au tournage, son offre gratuite suffisait pour tout ce qu’on fait ici. Au bout de deux ou trois fois, vous connaissez cd et mkdir par cœur.

Ensuite, une seule commande, à choisir selon votre système (documentation de Claude Code, octobre 2026) :

bash
# macOS, Linux, WSL
curl -fsSL https://claude.ai/install.sh | bash
powershell
# Windows PowerShell
irm https://claude.ai/install.ps1 | iex
bash
# Windows CMD
curl -fsSL https://claude.ai/install.cmd -o install.cmd && install.cmd && del install.cmd

Ouvrez un nouveau terminal et vérifiez :

bash
claude --version

Si le terminal répond que claude est introuvable, le dossier d’installation n’est pas dans votre PATH : copiez la commande que l’installeur vous affiche, comme je le fais dans la vidéo. Puis placez-vous dans le dossier du projet et lancez Claude Code :

bash
cd ~/Documents/claude-projets/projet-a
claude

Au premier lancement, Claude Code ouvre votre navigateur pour vous connecter à votre compte. Ensuite, il se met à jour tout seul (l’installation par Homebrew ou WinGet, elle, se met à jour à la main). J’ai filmé en version 2.0.76, nous en sommes à la 2.1.311.

Prenez une habitude dès le départ : un dossier principal pour tous vos projets, et un sous-dossier par projet. Et si le terminal vous bloque vraiment, l’application de bureau Claude a un onglet Code qui fait la même chose avec une interface graphique.

Vos premiers pas : un prompt, un fichier, une capture

Premier exercice : refaire la page d’accueil de mon agence en m’inspirant du site existant. Un prompt dicté, l’adresse du site, et Claude Code se met au travail.

Par défaut, il demande la permission avant chaque action : aller sur internet, écrire un fichier. Il a lu mon site, puis créé trois fichiers (index.html, style.css, script.js) : une page complète en quelques minutes, avec mes offres, mon processus de travail et un bouton de prise de rendez-vous.

Trois gestes à prendre tout de suite :

  1. Citez un fichier avec @. « Change les 53 projets livrés par 75 dans @index.html » : il va droit au bon fichier. Les lignes rouges sont celles qu’il retire, les vertes celles qu’il ajoute.
  2. Glissez une capture d’écran dans la fenêtre. Je lui ai donné une capture de la page en demandant des icônes plus sobres, et il a remplacé les emojis par des icônes SVG. Il lit n’importe quel fichier de votre ordinateur, même hors du projet.
  3. Appuyez sur Échap pour l’arrêter : il s’interrompt sans rien modifier.

Je dicte mes prompts plutôt que de les taper. Les modèles adorent le détail, et on en donne beaucoup plus en parlant qu’en écrivant. Dans la vidéo, j’utilise Wispr Flow ; Claude Code a aujourd’hui sa propre dictée, avec /voice, qui ne compte pas dans votre limite d’usage.

Les commandes à connaître, et le contexte

Tapez / et la liste des commandes s’affiche. Celles qui servent vraiment :

CommandeCe qu’elle fait
/contextmontre ce qui remplit le contexte de la session
/clearrepart d’une conversation vide
/rewind (ou Échap deux fois)revient à un point précédent, code et conversation
/modelchange de modèle
/usagevotre consommation de la session et de la semaine
/initcrée le fichier CLAUDE.md du projet
/resume (ou claude --resume)rouvre une ancienne conversation
/terminal-setupinstalle Maj+Entrée pour aller à la ligne dans VS Code, Cursor ou Zed

Pour aller à la ligne sans envoyer le message, Ctrl+J ou \ puis Entrée marchent dans tous les terminaux.

Le contexte, c’est tout ce que Claude a sous les yeux pendant la session : le système, les outils, vos messages, le code qu’il a lu. Dans la vidéo, il faisait 200 000 tokens, et une session vide en occupait déjà 31 %. Ma règle : ne pas dépasser 70 %. Au-delà, le modèle commence à affabuler.

Les modèles actuels ont une fenêtre native de 1 million de tokens, et Claude Code démarre aujourd’hui sur Opus 5.5 pour les abonnés Pro et Max. La règle tient quand même : plus le contexte est chargé, moins les réponses sont précises. Soyez radin. Une fonctionnalité terminée, un /clear, et vous repartez propre. /compact, qui résume la conversation, je l’évite.

Côté modèle, je travaillais en Sonnet presque tout le temps, en Haiku pour du pur développement quand tout est défini, et en Opus seulement pour l’architecture : Opus consomme votre forfait à une vitesse impressionnante. /usage vous dit où vous en êtes.

VS Code : l’explorateur, l’éditeur et Claude Code dans une fenêtre

Jongler entre le terminal, un éditeur de texte et l’explorateur de fichiers, ça fait trois outils de trop. Un IDE (environnement de développement intégré) les réunit. Je recommande Visual Studio Code, gratuit et open source, ou ses dérivés : Cursor et Antigravity de Google.

Dans VS Code, ouvrez le dossier du projet, puis l’onglet Extensions, et installez l’extension Claude Code (2,6 millions d’installations au moment du tournage). Un bouton orange apparaît en haut de l’éditeur, et Cmd+Maj+P (Ctrl+Maj+P sous Windows) puis « Claude Code » donne toutes ses actions.

Ce qui a bougé : l’extension s’ouvre par défaut dans un panneau graphique, et c’est le mode qu’Anthropic recommande. Dans la vidéo, je le déconseillais parce qu’il lui manquait des commandes comme /rewind. Les points de restauration y sont maintenant, mais une partie des commandes reste réservée au terminal. Si vous voulez tout, cochez le réglage « Use Terminal ». Le panneau et le terminal partagent l’historique : claude --resume reprend dans l’un une conversation commencée dans l’autre.

Les permissions : la bonne façon et la façon kamikaze

Valider chaque action de Claude Code, c’est bien pour comprendre. Au bout d’une heure, vous n’avez plus envie de cliquer sur « Yes », et une tâche de 30 minutes ne doit pas s’arrêter parce que vous êtes parti chercher un café.

La bonne façon : un fichier de permissions dans le dossier .claude du projet. Il dit ce que Claude peut faire sans demander, et ce qu’il doit toujours vous demander.

json
{
  "permissions": {
    "allow": [
      "Edit",
      "WebFetch",
      "Bash(npm run *)",
      "Bash(git add *)",
      "Bash(git commit *)"
    ],
    "ask": [
      "Bash(rm *)"
    ]
  }
}

Je ne lui donne jamais le droit de supprimer seul : rm, c’est moi qui valide. Quand vous répondez « Yes, and don’t ask again », la règle s’ajoute toute seule dans .claude/settings.local.json. Ce fichier est à vous ; .claude/settings.json, lui, se partage avec l’équipe dans le dépôt.

La façon kamikaze, c’est claude --dangerously-skip-permissions : plus aucune question. Acceptable pour apprendre, jamais sur un projet client.

Sur ce point, la vidéo a pris un coup de vieux :

  • Depuis la version 2.1.283, une session interactive démarre en mode auto : un second modèle, le classifieur, examine chaque action avant qu’elle parte. Maj+Tab fait tourner les modes : auto, manual (il demande tout), accept edits (il modifie vos fichiers sans demander), plan (il explore et propose sans toucher).
  • --dangerously-skip-permissions est réservé par Anthropic aux conteneurs et aux machines virtuelles.
  • Dans la vidéo, je dis que si les deux fichiers de réglages existent, seul le local compte. C’est inexact : le local l’emporte pour un même réglage, mais les listes de permissions des deux fichiers s’additionnent.

CLAUDE.md : le manuel d’instructions de votre projet

Quand vous lancez Claude Code dans un projet, la première chose qu’il lit, c’est CLAUDE.md. Imaginez que vous embauchez quelqu’un : vous lui donnez les règles de la maison, l’organisation des fichiers, les commandes, les bonnes pratiques. C’est ce fichier.

Il est écrit en Markdown, le format que les modèles comprennent le mieux : un # pour un titre, deux étoiles pour du gras, un tiret pour une liste. /init le crée pour vous à partir de ce qu’il trouve dans le projet : architecture, structure, conventions.

Chaque agent a son fichier. Gemini CLI lit GEMINI.md, Codex lit AGENTS.md. Depuis la version 2.1.277, Claude Code lit directement un AGENTS.md quand le projet n’a pas de CLAUDE.md : un dépôt préparé pour un autre agent marche sans rien ajouter. Visez moins de 200 lignes : un fichier plus long coûte du contexte et se suit moins bien.

Skills, MCP, sous-agents, hooks, plugins : les 5 briques

Avec ces cinq notions, Claude Code cesse d’être un simple assistant et commence à ressembler à une équipe. Les plugins les empaquettent toutes. Une règle vaut pour les cinq : avant de créer la vôtre, cherchez dans la communauté. Ce que des milliers de gens utilisent déjà sera dix fois mieux optimisé que ce que vous écrirez seul un soir.

Les skills : une compétence chargée au moment où elle sert

Un skill est un dossier avec un fichier SKILL.md : la description de la compétence, ses instructions, et parfois des scripts. Au démarrage, Claude ne charge que la description, trois ou quatre phrases. Le reste arrive quand il en a besoin. Votre contexte reste léger.

La démonstration : ma première page d’accueil était violette, avec la police que toutes les IA choisissent. J’ai ajouté la marketplace d’Anthropic (/plugin marketplace add anthropics/skills), installé ses skills d’exemple, relancé Claude Code, et redonné le même prompt sans parler de skill. Il a repéré seul le skill frontend-design, et la nouvelle page ne ressemblait plus à une page générée par IA. Il existe aujourd’hui aussi en plugin officiel. Les skills que j’utilise pour cadrer un projet client sont détaillés dans les 6 skills pour cadrer avant de coder.

Le MCP : brancher Claude Code sur vos outils

Le MCP relie Claude Code à un outil extérieur : Airtable, GitHub, Notion, une base de données, votre navigateur. J’en branche trois sur chaque projet : Playwright pour qu’il teste ce qu’il a construit, Context7 pour la documentation à jour, et la base de données. Le test en direct et les commandes sont dans l’article sur Claude Code et le MCP.

Les sous-agents : déléguer sans saturer le contexte

Un sous-agent est un expert que Claude appelle pour une tâche précise, et qui travaille dans son propre contexte. Mon test : un sous-agent rédacteur SEO a rendu un article d’environ 23 000 caractères, et le contexte principal n’a pas bougé de 1,2 k tokens. La création pas à pas est dans l’article sur les subagents de Claude Code.

Les hooks : une règle qui part à chaque fois

Un hook est une automatisation déterministe : une commande qui part à un moment précis, par exemple quand Claude termine sa réponse, pour vous envoyer une notification Telegram. Un skill, Claude l’appelle s’il le juge utile ; un hook part à chaque fois. Les cas d’usage sont dans l’article sur les hooks de Claude Code.

Les plugins : tout empaqueté

Un plugin réunit des skills, des commandes, des serveurs MCP, des sous-agents et des hooks. Vous l’installez depuis une marketplace avec /plugin. Comment choisir une marketplace fiable, et les plugins que j’installe avant d’écrire une ligne de code : l’article sur les plugins de Claude Code.

Le vibe coding en 4 phases : découvrir, planifier, setup, bâtir

Refaire une page d’accueil en un prompt, c’est du vibe coding. Pour une vraie application, l’approche « big bang » (tout demander d’un coup) donne plus de débogage, plus de fonctionnalités que nécessaire et un code que vous ne comprenez pas. J’estime le stress de cette méthode à 9 sur 10.

La deuxième moitié de la masterclass, 2 h 06, montre la méthode que j’utilise pour mes projets et ceux de mes clients, sur un vrai tableau de bord CRM :

  1. Découvrir : vous listez seul ce que vous voulez, puis vous en discutez avec un LLM pour ajouter ou retirer des fonctionnalités.
  2. Planifier : vous écrivez le PRD, puis Claude Code choisit l’architecture en mode plan.
  3. Setup : permissions, GitHub, fichier .env, OpenSpec, MCP, plugins et CLAUDE.md.
  4. Bâtir : une fonctionnalité à la fois, spécifiée, validée, testée, archivée et envoyée sur GitHub.

Trois phases avant la première ligne de code, ça paraît lent. C’est pourtant ce qui fait que le résultat correspond à ce que le client attendait. Tout le déroulé est dans la méthode du vibe coding en 4 phases.

Déployer sur Vercel : chaque push part en ligne

Dernière étape : mettre l’application en ligne. Le code est sur GitHub, il suffit de connecter GitHub à un hébergeur. J’utilise Vercel (Netlify fait la même chose).

  1. Créez un compte Vercel en vous connectant avec GitHub.
  2. « Add New Project », choisissez le dépôt : Vercel détecte Next.js et la branche main.
  3. Déployez. Vercel vous donne une adresse, et Settings, puis Domains, branche votre nom de domaine.

À partir de là, chaque push sur la branche main est en ligne en quelques minutes. C’est ce qu’on appelle le CI/CD, qui demandait autrefois des personnes à plein temps. Une branche à part vous donne une version de test sans toucher au site en production.

Un point que la vidéo ne dit pas : l’offre gratuite de Vercel (Hobby) est réservée à un usage personnel et non commercial. Pour l’outil d’un client, prévoyez l’offre Pro, sur un compte au nom du client.

Ce qui a changé depuis le tournage

La vidéo date du 11 janvier 2026. Ce qui a bougé, vérifié le 27 octobre 2026 dans la documentation de Claude Code :

  • Le mode auto est le mode de départ, avec un classifieur qui valide les actions ; --dangerously-skip-permissions est réservé aux environnements isolés.
  • Opus 5.5 est le modèle par défaut sur Pro et Max, avec une fenêtre de 1 million de tokens (Sonnet 4.5 et 200 000 tokens dans la vidéo).
  • « Think hard » n’est plus un mot-clé : seul ultrathink pousse la réflexion d’un tour, et /effort règle le niveau de la session.
  • Claude Code lit AGENTS.md quand le projet n’a pas de CLAUDE.md.
  • /agents n’ouvre plus d’assistant de création : vous demandez à Claude d’écrire le sous-agent.
  • La marketplace officielle de plugins est passée d’une quarantaine de plugins à plus de 300.

Le reste de la masterclass tient : le terminal, CLAUDE.md, le contexte à surveiller, les cinq briques et la méthode en 4 phases.

Livrer

Ce que vous pouvez vendre avec ça

À qui : le dirigeant d’une PME de 5 à 30 personnes (cabinet de conseil, agence, négoce) qui gère son activité dans un CRM ou un tableur, n’a aucun développeur et juge les tableaux de bord de son outil inexploitables.

Ce que vous livrez : un outil interne sur mesure, à l’image du tableau de bord CRM de la masterclass. Après avoir exporté son CRM et déposé le fichier, le client consulte son pipeline, son chiffre d’affaires ainsi que son panier moyen. Vous lui remettez le PRD qu’il a approuvé, le dépôt GitHub et l’application en ligne sur son compte Vercel, avec un CLAUDE.md qui permet à n’importe quel prestataire de reprendre le projet.

Comment le présenter : « Vous exportez votre CRM, vous déposez le fichier, et vous voyez où en est votre activité sur un seul écran. » Montrez-le sur ses propres données dès le premier rendez-vous : sur les 22 deals de la démonstration, l’outil affiche environ 310 000 € de chiffre d’affaires et un panier moyen proche de 14 100 €. Ensuite, annoncez la suite fonctionnalité par fonctionnalité, chacune validée par écrit avant d’être construite.

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