Claude Code subagents : déléguer sans saturer le contexte
Les subagents de Claude Code sont des experts sollicités par Claude pour une mission spécifique : chacun travaille dans son propre contexte et ne rend que le résultat. Pour votre client, c’est un livrable complet, comme un article SEO de 23 000 caractères, produit sans encombrer la session où vous construisez son outil. Voici comment j’en ai créé un en direct, et ce qui a évolué depuis le tournage.
Un sous-agent, c’est quoi : un expert avec son propre contexte
Claude Code est un agent. Quand une tâche correspond à l’un de ses sous-agents, il la lui délègue, comme un manager confie un dossier à l’expert de son équipe.
J’y vois trois avantages. D’abord, le contexte : le sous-agent travaille dans sa propre fenêtre et ne renvoie que l’essentiel, et votre conversation principale reste propre.
Ensuite, l’expertise. Chaque sous-agent a son domaine : le design, l’architecture, le débogage, les tests, le SEO, la rédaction.
Enfin, il se réutilise et se partage. Un sous-agent est un fichier Markdown : dans .claude/agents/, il sert au projet ; dans ~/.claude/agents/, à tous vos projets. Ces dossiers commencent par un point, donc le Finder et l’explorateur Windows les cachent.
Sous-agent ou skill : la différence qui compte
Un skill et un sous-agent se ressemblent : un fichier, une description, et Claude qui décide seul de s’en servir. Ce qui les sépare, c’est l’endroit où ils travaillent.
Un skill s’exécute dans votre conversation : tout ce qu’il lit et produit s’y accumule. Un sous-agent travaille à côté : il peut lire 30 fichiers ou rédiger 20 pages, seul son résultat revient. Pour une tâche longue qui ne sert qu’une fois, prenez un sous-agent. Pour une façon de faire que Claude doit appliquer pendant qu’il travaille, un skill.
Les sous-agents intégrés : Explore, Plan et general-purpose
Claude Code en lance déjà sans vous le dire :
- Explore fouille le code en lecture seule quand vous lui demandez de travailler sur un projet existant.
- Plan fait les recherches en mode plan, avant de vous présenter un plan.
- General-purpose prend les tâches qui demandent à la fois d’explorer et de modifier.
Ce qui a changé : dans la vidéo, je dis qu’Explore tourne sur Haiku. Aujourd’hui, il prend le modèle de votre conversation (et Opus quand celle-ci tourne sur Fable). Pour le faire tourner sur un modèle moins cher, créez votre propre sous-agent nommé Explore avec model: haiku : il remplace celui d’origine.
Créer le vôtre : le rédacteur d’articles SEO
Dans la vidéo, je tape /agents et un assistant me guide : où le créer (projet ou dossier personnel), le générer avec Claude, quels outils lui laisser, quel modèle (Sonnet), quelle couleur (vert, pour le reconnaître quand il travaille). Ma description, dictée :
Crée-moi un agent qui me permet de générer des articles optimisés SEO autour
d’un mot-clé. Je lui fournirai un mot-clé, et à lui d’aller chercher sur le web,
de trouver les informations pertinentes et de me rédiger un article optimisé SEO
que je pourrai mettre sur mon site web.
Cet assistant n’existe plus. Depuis la version 2.1.198, /agents affiche seulement un rappel : on demande à Claude d’écrire le fichier, ou on l’écrit soi-même. Le même résultat aujourd’hui :
Crée un sous-agent de projet dans .claude/agents/ qui rédige des articles
optimisés SEO à partir d’un mot-clé : il cherche sur le web, trouve les
informations pertinentes et rédige l’article. Utilise Sonnet et la couleur verte.
Claude Code écrit le fichier et le détecte en quelques secondes. Ouvrez-le pour vérifier l’en-tête :
---
name: seo-article-generator
description: Rédige un article optimisé SEO à partir d’un mot-clé, après une recherche web. À utiliser quand l’utilisateur demande un article de blog.
tools: WebSearch, WebFetch, Read, Write
model: sonnet
color: green
---
Tu es un rédacteur SEO. Pour chaque mot-clé fourni, tu cherches...
La description est la ligne qui compte : c’est elle que Claude lit pour décider de déléguer. Écrivez-y la situation dans laquelle il doit partir, pas seulement ce que fait l’agent.
Le test : 23 000 caractères, contexte principal intact
J’ai ensuite demandé : « Rédige-moi un article SEO sur comment utiliser Claude Code. » Premier essai trop lent, ça arrive : Échap, nouvelle fenêtre Claude Code, même prompt. Cette fois, le sous-agent part tout de suite, en vert.
Pendant qu’il travaille, /context montre la conversation principale bloquée à 1,2 k tokens. Elle attend le résultat. Tout le travail se fait dans le contexte du sous-agent.
Ce qu’il a rendu, sans que je lui parle de SEO technique :
- un mot-clé principal et des mots-clés secondaires ;
- une meta description et un slug d’URL ;
- la densité du mot-clé dans le texte ;
- un temps de lecture de 15 minutes ;
- un article de près de 23 000 caractères, que je lui ai fait enregistrer en Markdown.
Après tout ça, /context montrait toujours un contexte léger. Et /usage affichait 40 % de ma session et 28 % de ma semaine, tous modèles confondus.
Un article rédigé par un agent se relit. Les sources, les chiffres et les exemples qu’il cite se vérifient avant de partir chez un client.
Ce que coûte un sous-agent
Deux réserves que la vidéo ne dit pas :
- Il consomme sur la même limite. D’après la documentation de Claude Code, chaque sous-agent envoie ses propres requêtes, qui comptent dans la même limite d’usage que votre conversation. Votre contexte respire, votre forfait non.
- Vous ne voyez que son résumé. S’il passe à côté de l’essentiel, la conversation principale reçoit quand même une synthèse propre et sûre d’elle.
Et les descriptions de tous vos sous-agents se chargent au démarrage : au-delà de 15 000 tokens cumulés, Claude Code vous avertit.
Avant d’écrire le vôtre, regardez les marketplaces : des sous-agents de revue de sécurité, d’architecture ou de tests existent déjà, écrits par des gens compétents. Un hook peut même lancer l’un d’eux à la fin de chaque fonctionnalité, comme je l’explique dans l’article sur les hooks de Claude Code. Et si la frontière entre agent et simple automatisation vous échappe, elle est posée dans notre article sur l’agent IA.
Cette partie fait 12 minutes de la masterclass. Le reste, de l’installation au déploiement, est dans le guide complet de Claude Code.
Ce que vous pouvez vendre avec ça
À qui : une PME de services ou un cabinet (expert-comptable, agence immobilière, cabinet de recrutement) qui sait qu’il devrait publier sur son blog, mais ne le fait jamais faute de temps.
Ce que vous livrez : chaque mois, 4 articles prêts à publier, chacun avec son mot-clé, sa meta description, son slug et son temps de lecture. Ils sortent d’un sous-agent réglé sur les services, le ton et la ville du client, et vous les relisez avant l’envoi. Le sous-agent reste dans votre dépôt : la qualité ne dépend pas de votre humeur du jour.
Comment le présenter : « Chaque mois, vous recevez 4 articles qui répondent aux questions que vos clients tapent dans Google, prêts à publier. » Le premier, livré gratuitement sur son propre mot-clé, vaut tous les arguments : il voit le mot-clé, la meta et l’article complet.


