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Construire avec l'IA

Claude IA : les 23 concepts expliqués sans jargon

Claude IA est l’intelligence artificielle conçue par Anthropic : un grand modèle de langage que vous utilisez dans le chat, dans Cowork pour vos tâches de bureau, ou dans Claude Code pour développer. Pour un freelance qui vend à des PME, chaque concept compris devient un livrable : l’analyse d’un document client rendue en 3 minutes, un outil montré pendant le rendez-vous, une synthèse qui part toute seule chaque semaine. Voici les 23 concepts de ma vidéo, organisés en trois niveaux, et ce qui a changé depuis le tournage.

Claude IA, c’est quoi : un modèle de langage et trois outils

J’ai rangé les 23 concepts en trois niveaux. Le niveau 1, ce sont les fondations : ce que Claude est, comment il pense, pourquoi il se trompe et ce qu’il vous coûte. Le niveau 2, l’organisation : configurer Claude pour qu’il travaille pour vous. Le niveau 3, la puissance : Claude qui travaille seul.

Vous n’avez pas besoin de tout maîtriser aujourd’hui. Vous avez besoin de savoir à quoi sert chaque concept, pour savoir quand vous en servir.

De l’IA au LLM

L’intelligence artificielle est le grand ensemble. Dedans, le machine learning : des programmes qui s’améliorent en analysant des données, comme un athlète qui revoit ses matchs pour repérer ce qui cloche. Un cran plus loin, l’IA générative : le programme ne se contente plus d’analyser, il produit du texte, des images, du code. L’athlète ne regarde plus ses matchs, il invente des gestes.

Dans cette famille, il y a les LLM, les grands modèles de langage. Un LLM a été entraîné sur une quantité de textes que personne ne se représente vraiment, à peu près tout internet, et il en a tiré les patterns du langage humain.

Claude est le LLM d’Anthropic. Il ne va pas chercher une réponse quelque part : il n’a ni index ni base de données derrière lui. Il génère du langage à partir de ce qu’il a appris. Retenez ce point, il explique les affabulations plus bas.

Le chat, Cowork et Claude Code

Tout le monde dit « Claude » au singulier. Au moment de la vidéo, trois produits portaient ce nom.

  • Le chat, c’est le conseiller. Vous réfléchissez ensemble, vous collez un document client, vous avez une analyse en 3 minutes. Sa limite : il ne voit rien de votre ordinateur, c’est vous qui lui apportez chaque fichier.
  • Cowork, c’est le travail de bureau. Il ouvre vos dossiers, touche vos vrais fichiers, pilote vos applications. Une tâche à répéter chaque semaine se règle une fois, sans une ligne de code. J’en ai tiré trois services à vendre avec Cowork.
  • Claude Code, c’est votre développeur. Il vit dans le terminal : vous décrivez en français ce que vous voulez, il lit le code, le modifie, le teste et vous rend quelque chose qui tourne. 80 % de mes livrables, code ou pas, passent par lui. C’est aussi le plus long à prendre en main : la première semaine, on se demande sincèrement ce qu’on fait là.

Deux choses ont changé depuis le tournage. Anthropic annonce que « Claude Cowork is now just Claude » : le chat et Cowork fusionnent en une seule expérience, déployée compte par compte. Et les tâches de Cowork tournent désormais dans le cloud d’Anthropic, ordinateur fermé compris. La vidéo disait que la machine devait rester allumée : c’est encore vrai quand Claude doit lire les fichiers de votre ordinateur, ce qui demande l’app Claude Desktop ouverte et connectée.

Presque tout le monde commence par le chat, et beaucoup s’y arrêtent. C’est dommage : le gros du gain est ailleurs.

Haiku, Sonnet, Opus ou Fable : quel modèle choisir

Claude est une famille de modèles, et prendre le mauvais se voit sur la facture.

  • Haiku, c’est le stagiaire. 300 emails à trier par catégorie : c’est fait avant que vous ayez fini votre phrase. Il lui faut du volume et des consignes carrées. Dès qu’il y a une zone grise, il passe à côté et vous repassez derrière.
  • Sonnet abat 90 % du travail réel. Vous lui confiez un dossier le matin, vous repassez en fin de journée. Pour beaucoup de gens, c’est le seul modèle dont ils auront jamais besoin.
  • Opus, vous le sortez quand personne n’arrive à trancher. Il n’est pas plus rapide, plutôt l’inverse : vous payez pour qu’il réfléchisse mieux que vous sur un point précis. J’ai mis du temps à arrêter de l’appeler par réflexe pour tout.
  • Fable, c’est le chantier entier. À Opus, vous posez une question ; à Fable, vous confiez un projet complet d’un seul coup. Il découpe le travail, le confie à des sous-agents, puis relie ce qu’ils ont produit. Vous ne repassez plus le soir, mais trois jours plus tard. Je ne l’utilise quasiment jamais.

Les versions en service au 27 octobre 2026, d’après la documentation d’Anthropic :

ModèleVersion actuellePrix API, entrée / sortie, par million de tokens
HaikuHaiku 5.5à partir de 0,10 $ / 0,50 $
SonnetSonnet 5.52 $ / 10 $
OpusOpus 5.54 $ / 20 $
FableFable 5.110 $ / 50 $

Sur l’abonnement, Opus est réservé aux offres payantes. Fable s’utilise avec des crédits d’usage sur Pro, et dans la limite de la moitié de l’usage hebdomadaire sur Max. Vous croiserez peut-être le nom Mythos : un modèle du niveau de Fable, réservé à un programme d’accès restreint d’Anthropic, que vous n’utiliserez pas pour un client.

Tokens et fenêtre de contexte : pourquoi Claude ralentit et oublie

Les tokens

Un token est l’unité de base du texte pour Claude. Pas tout à fait un mot : sur les modèles actuels, 1 million de tokens font environ 555 000 mots anglais, d’après la documentation d’Anthropic, soit un peu plus d’un demi-mot par token. En français, mauvaise nouvelle : le même texte pèse 20 à 30 % de tokens en plus.

Cette unité sert à deux choses à la fois : c’est ce qu’on vous facture, et c’est ce qui tient lieu de mémoire.

La facture d’abord. Vous payez ce que vous envoyez et ce que Claude renvoie, à deux tarifs différents, et la sortie coûte plusieurs fois l’entrée : 5 fois sur Sonnet 5.5. Le prompt que vous avez tapé vous-même n’est pas gratuit.

La mémoire ensuite, et c’est là que les factures dérapent. Claude ne se souvient de rien d’un message à l’autre : pour qu’il suive, on lui renvoie toute la conversation à chaque tour. Au 1er message, il lit une page. Au 10e, il en lit 10. Au bout de dix échanges, vous avez payé 55 pages, pas 10.

Ce qui coûte cher, c’est l’historique que vous traînez derrière vous. D’où la règle : nouvelle tâche, nouvelle conversation.

La fenêtre de contexte

Imaginez un collaborateur amnésique. Avant chaque phrase, il relit le brief de toute la conversation depuis le début. La fenêtre de contexte, c’est ce brief. Les modèles actuels acceptent jusqu’à 1 million de tokens par l’API.

Ça explique trois choses que vous avez sans doute vécues :

  1. Une longue conversation devient lente et chère. Il relit tout à chaque échange : le brief grossit, la note grimpe, les réponses tardent.
  2. Il finit par oublier le début. Quand le brief est plein, quelque chose saute. Selon l’outil, vous êtes bloqué net, ou les premiers échanges sont compressés en quelques lignes. C’est presque toujours là que les gens décrètent qu’il est devenu bête. Il travaille simplement avec un brief amputé.
  3. Une nouvelle conversation repart de zéro. Le brief n’existait que pour cette session. Vous ne retrouvez pas votre collaborateur, vous en recrutez un autre.

Le point le moins évident : entasser du contexte n’améliore pas les réponses. Du contexte utile, oui, donnez-lui vos documents. Mais dans un brief de 200 pages, ce qui compte se noie, et un modèle repère nettement mieux ce qui est au début et à la fin qu’au milieu. Le réflexe de tout envoyer par sécurité se retourne contre vous.

Les affabulations : ce que vous devez toujours vérifier

On dit « hallucination », et le mot est mal choisi. Halluciner, c’est voir ce qui n’existe pas. Affabuler, c’est combler un trou avec une histoire plausible, de bonne foi, sans s’en rendre compte. C’est beaucoup plus proche de ce qui se passe.

Reprenez le collaborateur amnésique et ajoutez-lui un trait : « je ne sais pas » ne lui vient pas spontanément. À chaque token, il produit une suite plausible du brief. Quand il connaît le sujet, plausible et vrai se recouvrent. Quand il ne le connaît pas, il produit quand même du plausible : la bonne forme, le bon vocabulaire, le même aplomb.

L’assurance ne vous apprend donc rien. Pas d’écran « aucun résultat » comme sur Google, pas d’hésitation dans la voix : l’échec est propre et bien habillé.

Le risque monte avec deux choses : la précision demandée et la rareté du sujet. « Explique-moi le principe de la TVA intracommunautaire » : presque rien à craindre. « Donne-moi l’article exact du CGI » : zone rouge. Surveillez :

  • les chiffres et les dates ;
  • les URL et les références légales ;
  • les citations mot pour mot ;
  • les noms de personnes.

Et « Est-ce que tu es sûr ? » ne teste rien. Il changera souvent sa réponse parce que vous avez l’air de douter, pas parce qu’il a vérifié. Ce qui marche : lui donner le document quand vous l’avez, et activer la recherche web dès que c’est factuel. Demandez-lui ses sources si vous voulez, en gardant en tête qu’une référence est exactement le genre de chose qui s’invente.

Gratuit, abonnement ou API : ce que Claude vous coûte

Le plus simple, c’est l’abonnement : un forfait mensuel, un usage large, et vous savez ce que vous paierez à la fin du mois. La page tarifs d’Anthropic affiche, au 27 octobre 2026, en dollars hors taxes :

FormulePrixCe qu’elle ajoute
Free0 $Haiku et Sonnet, jusqu’à 5 projets, pas de Claude Code
Pro20 $ par mois, 17 $ en annuelOpus, Claude Code, Cowork
Maxà partir de 100 $ par mois5 ou 20 fois l’usage de Pro, Fable inclus

C’est ce qu’il vous faut pour travailler au quotidien dans les applications d’Anthropic. J’insiste, parce que la confusion est fréquente : Claude Code tourne très bien sur un abonnement. Vous n’avez pas besoin d’un centime de crédit API pour l’utiliser.

L’autre façon de payer, c’est l’API : vous payez à l’unité, en tokens, ce que vous consommez. Elle devient nécessaire le jour où vous construisez quelque chose qui appelle Claude tout seul : votre propre application, une intégration dans l’outil d’un client, un agent qui tourne sur un serveur pendant que vous dormez. Elle a ses propres plafonds, en requêtes et en tokens par minute. Ils s’élargissent avec votre consommation, mais un projet qui démarre fort peut taper dedans dès le premier jour.

Les deux cohabitent, et c’est même la configuration la plus courante : l’abonnement pour le travail quotidien, des crédits API pour ce que vous construisez à côté. Sur l’API, le rappel sur les tokens compte double, parce qu’aucun forfait n’amortit : une conversation deux fois plus longue coûte quatre fois plus cher.

Prompt, mémoire et projets : briefer Claude une seule fois

Vous venez de traverser les fondations, la partie que la plupart des gens sautent parce qu’ils la trouvent trop théorique. C’est pour ça qu’ils restent bloqués. Le niveau 2 commence : configurer Claude pour qu’il travaille pour vous.

Le prompt

Un prompt, c’est votre message à Claude : ce que vous lui demandez de faire. C’est aussi l’endroit où vous avez le plus de prise. Pensez à un brief client : un brief bâclé donne un livrable à côté, et ce n’est pas la faute du prestataire.

« Rédige un email professionnel » et « Rédige un email de cinq lignes, direct, sans formule de politesse, pour relancer un prospect silencieux depuis 10 jours » : pour vous, c’est peut-être le même résultat attendu. Pour Claude, ce sont deux commandes qui n’ont rien à voir.

Trois choses à mettre dans vos prompts :

  1. Le contexte : d’où vous parlez, et pour qui.
  2. La tâche : ce que vous attendez, précisément.
  3. Les contraintes : la longueur, le ton, le format, et ce dont vous ne voulez surtout pas.

Ajoutez le matériel quand vous l’avez : le document, l’exemple, la version précédente. C’est souvent ce qui change le plus le résultat.

Et quand la réponse ne va pas, dites ce qui ne va pas. « C’est trop long, raccourcis l’intro » vaut mieux que « recommence », qui relance les dés. Voyez la première réponse comme un point de départ.

La mémoire

La fenêtre de contexte, c’est ce que Claude voit pendant une conversation. La mémoire, c’est ce qui survit d’une conversation à l’autre. Sans elle, vous réexpliquez chaque matin qui vous êtes et ce que vous attendez. Avec elle, vous le dites une fois (« je travaille en français, mes clients sont des PME, pas de listes à puces ») et la fois d’après, il arrive au courant.

Le mot évoque quelque chose d’opaque. Ça n’a rien d’opaque. Dans Claude Code, ce sont des fichiers texte que Claude écrit et relit, dans ~/.claude/projects/<projet>/memory/ : vous les ouvrez avec /memory et vous les corrigez à la main. Dans l’application Claude, vous consultez et modifiez la même chose depuis les réglages. Allez regarder au moins une fois : on y trouve souvent des conclusions qu’on n’a jamais formulées soi-même.

Ce qu’on oublie souvent : une mémoire se taille autant qu’elle se remplit. Elle est réinjectée dans chaque conversation, donc elle occupe du contexte, et vous la repayez à chaque session. Une préférence d’il y a 6 mois qui n’a plus cours vous coûte deux fois : en tokens, et en réponses à côté de la plaque.

Les projets

Par défaut, toutes vos conversations vivent au même endroit. Au bout de quelques semaines, vous cherchez un échange avec un client et vous tombez sur vos brouillons de contenu et vos discussions perso.

Un projet est un espace à part, avec ses instructions et ses fichiers. Vous y déposez le contexte une fois, et Claude arrive briefé chaque fois que vous l’ouvrez : un projet par client, un projet contenu, un projet compta. Commencez avec trois ou quatre, pas plus : c’est l’erreur classique. La formule gratuite en permet 5.

Un projet vit à deux endroits possibles. Dans le cloud, avec l’application Claude : il vous suit sur n’importe quel appareil. Ou en local, avec Claude Code : le projet est un dossier sur votre disque. Vous avez la main sur tout, mais il vit sur cette machine, et personne ne le sauvegarde à votre place.

Artifacts, skills, connecteurs et plugins : ce que Claude produit et ce qu’il touche

Les artifacts

Par défaut, Claude vous répond en texte. Un artifact est une fenêtre à part, ouverte à côté de la conversation : au lieu de vous livrer du code à recopier ailleurs, Claude monte la chose et vous vous en servez sur place.

Vous lui donnez vos dépenses du mois : plutôt qu’un tableau en texte, il construit un tableau de bord avec des graphiques et des filtres. Vous demandez une autre couleur ou une colonne de plus, il régénère la version suivante. Une page web, un calculateur, un diagramme : tout ce qui s’utilise, pas seulement ce qui se lit.

Là où ça devient intéressant, c’est en rendez-vous client. Vous construisez l’outil pendant la conversation, vous montrez le résultat pendant l’appel, et vous repartez avec quelque chose à envoyer.

Un artifact reste privé tant que vous ne l’avez pas partagé. Publié depuis un chat, il s’ouvre par un simple lien, sans compte Claude, dans le navigateur de votre client.

Un mot sur la limite, avant de promettre trop. Dans la vidéo, je le présente comme isolé : il ne va pas chercher de données ailleurs, il ne se branche pas sur le CRM du client. C’est vrai pour un artifact partagé par lien public. Aujourd’hui, un artifact peut aussi lire vos applications par vos connecteurs, mais il ne se partage alors qu’à des personnes qui ont un compte Claude, et chacune passe par ses propres accès. Pour montrer une idée en 10 minutes, c’est parfait. Pour le reste, voyez-le comme le pont entre la discussion et le livrable.

Les skills

Un skill est une routine que vous apprenez une fois à Claude et qu’il rejoue à la demande. Prenez vos comptes rendus de réunion : plutôt que de réexpliquer chaque fois la structure, le ton et la mise en forme, vous écrivez tout une bonne fois dans un skill. Ensuite, vous donnez vos notes brutes, vous appelez le skill par son nom, il applique la recette. Un skill peut enchaîner plusieurs étapes : chercher sur le web, lire un fichier, produire un artifact.

Il se déclenche de deux façons : vous l’appelez, ou Claude le repère tout seul. C’est le champ description du fichier qui décide, et ça déroute au début : vous y décrivez la situation dans laquelle il doit s’activer, plus que ce qu’il fait. Une description trop vague donne un skill qui ne part jamais, ou qui part n’importe quand.

La plupart du temps, un skill n’est qu’un fichier texte : vous l’ouvrez, vous le corrigez, vous l’envoyez à un collègue. Certains embarquent des scripts. Le skill PDF officiel d’Anthropic, par exemple, est un fichier d’instructions accompagné de scripts Python qui produisent différents types de PDF.

D’où le bon réflexe avant d’installer un skill trouvé en ligne : donnez le dossier ou le repo GitHub à Claude, et demandez-lui ce qu’il fait exactement, à quels fichiers il touche, et s’il envoie quoi que ce soit vers l’extérieur. Pas besoin de savoir lire du code : il vous faut une réponse en français avant de donner vos accès.

Pour en trouver, skills.sh est la bibliothèque de référence : avant d’écrire le vôtre, regardez si quelqu’un ne l’a pas déjà fait. Les 6 skills que j’utilise pour cadrer un projet client sont un bon point de départ.

Les connecteurs MCP

Par défaut, Claude est enfermé dans sa fenêtre. Vous collez un email dans Claude, vous recopiez sa réponse dans Gmail : ça marche, mais c’est vous le transporteur.

Le MCP (Model Context Protocol) est le standard créé par Anthropic pour brancher Claude sur des outils extérieurs : Gmail, l’agenda, Slack, une base de données, un logiciel de compta. Dans l’interface, il s’appelle un connecteur : c’est le MCP habillé pour le grand public. Quand vous cliquez sur « Connecter Gmail », vous installez un serveur MCP sans qu’on vous le dise.

Au lieu de coller le contenu d’un mail, vous demandez à Claude d’aller lire le dernier message de ce client et de préparer une réponse. Il sort, fait le travail, revient avec le résultat. Et si vous lui en donnez le droit, il peut l’envoyer.

Deux précautions, puisque vous venez de lui confier les clés de votre boîte mail :

  1. Au moment de connecter, lisez ce que vous autorisez. Lire vos messages et envoyer en votre nom, ce n’est pas le même contrat.
  2. Le contenu extérieur peut lui parler. Un mail conçu pour ça peut contenir des instructions que Claude prendra pour les vôtres : c’est l’injection de prompt, le prix d’entrée des outils connectés. Ne connectez que ce dont vous avez l’usage, et gardez la main sur ce qui part, surtout les envois.

Le MCP n’est pas resté chez Anthropic : il a été largement adopté ailleurs. Si vous entendez parler de serveur MCP dans une vidéo sur un tout autre outil, c’est bien la même chose. Installez-les avec le même œil que les skills, en plus prudent : un serveur MCP est du code, qui ne se relit pas comme un fichier texte.

Les plugins

Un plugin est l’étage au-dessus : un paquet qui rassemble des skills, des connecteurs MCP, des commandes, et deux choses qu’on verra plus loin, les sous-agents et les hooks. Au lieu d’installer chaque pièce une par une, vous installez un paquet et tout arrive d’un coup.

Anthropic publie des plugins officiels par métier (juridique, marketing, design). J’ai publié le mien, Claude Mastery, pour développer une application de bout en bout avec un agent de code comme Claude Code.

C’est en équipe que ça prend son sens. Vous mettez vos méthodes de travail dans un plugin, chacun l’installe, et tout le monde démarre avec la même configuration. Une nuance : si le plugin embarque des connecteurs, chacun s’authentifie sur ses propres comptes. Vous distribuez la façon de travailler, pas les accès.

Pour l’installer, oubliez le fichier qu’on télécharge. Vous ajoutez d’abord une source, en général un dépôt GitHub, puis vous installez le plugin depuis cette source. Et faites-le examiner avant, encore plus qu’un skill : un plugin peut contenir des hooks, des scripts qui se déclenchent sans que vous ayez rien demandé.

CLAUDE.md, permissions et hooks : cadrer Claude Code

Le niveau 3 commence : c’est là que Claude se met à travailler seul.

CLAUDE.md

CLAUDE.md est un fichier texte à la racine de votre projet. Claude Code et Cowork le chargent au démarrage de chaque session. C’est votre règlement intérieur pour ce projet : des consignes que vous écrivez vous-même et que vous corrigez quand vous voulez.

Vous y mettez ce que vous ne voulez plus jamais réexpliquer : l’organisation du projet, vos conventions, vos outils, ce à quoi Claude n’a pas le droit de toucher, la forme de vos livrables.

La différence avec la mémoire : la mémoire, c’est ce que Claude retient de vous tout seul, au fil du temps. CLAUDE.md, c’est ce que vous lui imposez. D’un côté, un collaborateur qui observe vos habitudes ; de l’autre, un règlement affiché au mur.

Il existe à deux niveaux. Le CLAUDE.md du projet, à sa racine, pour ce qui ne concerne que ce projet. Le global, ~/.claude/CLAUDE.md, pour vos préférences de travail qui valent partout. Commencez par celui du projet : le global, vous le remplirez le jour où vous vous surprendrez à réécrire la même consigne dans tous vos projets.

Si vous travaillez aussi avec d’autres agents de code, AGENTS.md s’est imposé comme convention commune : Codex et Antigravity l’utilisent. Dans la vidéo, je conseillais d’écrire tout dans AGENTS.md et de faire de CLAUDE.md un simple lien. C’est plus simple aujourd’hui : Claude Code lit directement un AGENTS.md quand le projet n’a pas de CLAUDE.md. Si vous avez les deux, il ne lit que CLAUDE.md, sauf si celui-ci importe l’autre avec une ligne @AGENTS.md.

Les permissions et les modes

Avec Claude Code, Claude sort du chat et agit sur votre ordinateur, d’où la question des permissions. Depuis la version 2.1.283, une session interactive démarre en mode auto, quel que soit l’abonnement (au moment de la vidéo, c’était le cas sur Pro, Max et Team). Un second modèle, le classifieur, examine chaque action avant qu’elle parte et l’autorise ou la bloque. Il ne laisse pas tout passer : il décide à votre place.

Vous passez d’un mode à l’autre avec Maj+Tab dans le terminal, ou avec le sélecteur sous la zone de saisie dans l’app Desktop :

  • Auto : le classifieur trie à votre place.
  • Manual : Claude demande avant chaque modification, chaque commande, chaque accès au réseau.
  • Accept edits : il modifie vos fichiers sans demander, le reste passe par vous.
  • Plan : il explore et propose, sans rien toucher.

Reste un dernier mode, en ligne de commande : --dangerously-skip-permissions. Il laisse tout passer, et Anthropic le réserve aux environnements isolés (conteneurs, machines virtuelles). Si votre problème est d’être interrompu trop souvent, gardez le mode auto : Anthropic l’a ajouté pour ça.

Les hooks

Un hook est un script qui part tout seul à un moment précis du travail de Claude, sans que le modèle ait son mot à dire. C’est un script ordinaire qui tourne à côté du modèle, et il ne coûte quasiment rien. Il ne consomme du contexte que dans un cas : quand il bloque une action, son message remonte à Claude pour qu’il comprenne et s’y prenne autrement.

Les deux que vous utiliserez en premier encadrent l’usage des outils :

  • PostToolUse part après coup, par exemple chaque fois que Claude finit d’écrire un fichier. L’action a déjà eu lieu, on ne revient pas dessus.
  • PreToolUse part avant, et lui peut couper net : fichier interdit, commande dangereuse, tout s’arrête avant de partir.

Tout se configure dans un fichier settings.json : celui du projet, dans son dossier .claude/, ou celui de votre dossier personnel (~/.claude/settings.json) pour toute la machine. La vidéo annonçait une vingtaine d’événements ; la documentation en compte aujourd’hui 33, du démarrage de la session à la fin d’un sous-agent. Elle prévoit aussi des hooks qui appellent une URL ou interrogent un modèle : ceux-là consomment.

Pour résumer : Claude, quand il travaille, improvise. Les hooks, jamais, et c’est tout ce qu’on leur demande.

Tâches planifiées et sous-agents : Claude travaille sans vous

Les tâches planifiées de Claude Code (ex-routines)

Dans la vidéo, je les appelle des routines. Anthropic les a renommées tâches planifiées depuis, et l’ancien nom reste dans certaines adresses et commandes. C’est une mission que Claude Code exécute pour vous sur l’infrastructure d’Anthropic. Elle tient en quatre choses : un prompt, un ou plusieurs dépôts GitHub, des connecteurs et un déclencheur.

Vous la décrivez une fois, depuis le web ou avec la commande /schedule dans le terminal. Elle est enregistrée, et se rejoue quand vous l’avez décidé. Trois déclencheurs, cumulables :

  1. L’heure : toutes les heures, chaque nuit, une fois par semaine.
  2. Un appel HTTP : chaque tâche a son propre point d’entrée.
  3. Un événement GitHub : une pull request ouverte, une release publiée.

Les usages sont clairement orientés développement : trier les issues pendant la nuit, passer votre checklist de revue sur chaque pull request, repérer chaque semaine la documentation devenue fausse.

Une tâche planifiée tourne sans vous. Elle ne peut pas vous interrompre pour demander si elle a le droit : tout ce qu’elle pourra faire à 3 h du matin se décide au moment où vous la créez. C’est là qu’il faut être précis. Elle est ouverte sur Pro, Max, Team et Enterprise, consomme votre forfait comme une session normale, avec des plafonds par heure, et reste en aperçu de recherche.

Les tâches planifiées de Cowork

Les tâches planifiées de Claude Code s’occupent de votre code. Celles de Cowork s’occupent de votre travail de bureau. Vous décrivez la mission une fois : « Tous les lundis à 9 h, récupère les nouveaux documents du dossier client, fais-en une synthèse et poste-la sur Slack. » Claude la rejoue à la cadence choisie.

Chaque exécution est une nouvelle session, conséquence directe de la fenêtre de contexte. Claude repart de zéro, avec vos connecteurs, vos skills et vos plugins, mais sans aucun souvenir de la fois précédente. Tout ce dont il a besoin doit tenir dans l’instruction.

Ces tâches tournent dans le cloud : ordinateur éteint, application fermée, elles partent quand même. L’exception, c’est une tâche qui a besoin des dossiers ou des connecteurs de votre ordinateur : une tâche créée dans le cloud n’y a pas accès. Pour celle-là, passez par les tâches planifiées de l’app Claude Desktop, côté Code : elles tournent sur votre machine, qui doit rester allumée.

Et souvenez-vous que la tâche part sans vous. Dans mon exemple, elle publie sur Slack chaque semaine sans que personne relise. Ce que vous autorisez à la création, c’est ce qui partira.

Reste la question que tout le monde pose : est-ce que ça remplace n8n ou Make ? Non, et pas pour la raison qu’on croit. Ces outils déroulent des étapes prévues d’avance, et c’est ce qu’on attend d’eux : quand vous facturez 300 clients, vous voulez que ça se passe pareil les 300 fois. Claude, lui, s’adapte à ce qu’il trouve. Précieux quand la situation change, gênant quand elle ne doit pas changer. Demandez-vous si vous voulez de la régularité ou de la souplesse, et pour le premier cas, voyez comment choisir entre Make et n8n chez un client.

Les sous-agents

Tout ce qu’on a vu jusqu’ici tient dans une seule conversation, un seul contexte. Vous connaissez le problème : plus la session s’allonge, plus le brief grossit, et moins Claude est précis. Les sous-agents sont une des réponses.

Le principe (la différence entre un agent et une simple automatisation est détaillée dans notre article sur l’agent IA) : Claude arrête de tout faire lui-même. Il reste le chef de projet, découpe la mission, envoie chaque morceau à un agent qui travaille dans son propre contexte vierge, et récupère les réponses. Seul le résumé remonte. Un sous-agent qui a lu 30 fichiers pour trouver une information ramène sa conclusion dans votre conversation, et les 30 fichiers restent chez lui. Votre contexte reste propre.

Vous y gagnez en qualité, parce qu’un agent avec une mission précise et un contexte vide répond mieux qu’un généraliste qui croule sous l’information. Et en vitesse, parce que plusieurs sous-agents travaillent en parallèle sur des tâches indépendantes.

Claude Code en lance déjà tout seul, sans rien vous demander : un agent d’exploration en lecture seule quand il doit fouiller un projet, un agent d’architecture en mode plan. Vous pouvez créer les vôtres. Le déclenchement suit la même règle que les skills : c’est le champ description qui décide.

Avant de vous lancer, deux réserves :

  1. Déléguer ne fait pas baisser la facture, c’est même plutôt l’inverse. Chaque sous-agent a son propre contexte à remplir, et vous les payez tous. Ce que vous achetez, c’est de la qualité.
  2. Le chef de projet ne voit que le résumé. Si un sous-agent est passé à côté de l’essentiel, personne dans la chaîne ne le saura : vous recevrez une synthèse propre et sûre d’elle. C’est le problème des affabulations, avec un étage de plus entre vous et l’erreur.

Dernière limite, d’architecture celle-là : tout remonte à un seul chef, et au-delà de quatre ou cinq agents, ce point de passage devient un goulet d’étranglement. C’est pour ça qu’existent les agent teams, où les agents se parlent directement entre eux.

CLI, Dispatch et Computer use : Claude prend vos outils en main

Le CLI

CLI veut dire command line interface, l’interface en ligne de commande : vous pilotez tout au clavier, sans interface graphique. Claude Code en est un. Mais le vrai sujet est ailleurs : Claude sait se servir des CLI des autres outils, et presque tous vos outils en ont un. GitHub avec gh, Supabase, Vercel, Stripe, Playwright pour piloter un navigateur.

Vous les installez une fois, et Claude les appelle ensuite comme n’importe quelle commande : « ouvre-moi une PR », « applique les migrations ». Il tape, il lit le retour, il enchaîne.

Pourquoi préférer un CLI à un MCP ? Une histoire de contexte, donc de qualité et d’argent. Un serveur MCP doit décrire ses outils à Claude, et ces descriptions prennent de la place avant même que vous ayez commencé. Un CLI accompagné d’un skill fonctionne à l’envers : au démarrage, seule la carte d’identité du skill est chargée, trois ou quatre phrases, et le détail des commandes n’arrive que si Claude en a besoin.

Une nuance, parce que les choses ont bougé : Claude Code charge désormais les outils MCP à la demande (la recherche d’outils, activée par défaut). Il garde les noms et va chercher le reste quand il en a besoin. L’écart s’est réduit.

Et un CLI n’est pas toujours jouable. Il faut l’installer, s’y authentifier, et surtout l’avoir sur la machine qui travaille. Une tâche planifiée dans le cloud n’a pas votre terminal sous la main ; un MCP, lui, se branche une fois et vous suit partout. D’où la règle : le CLI quand il existe, qu’il tourne chez vous et qu’il répond au besoin ; sinon le MCP, quand il n’y a pas de CLI ou que le travail se passe ailleurs.

Dispatch et Remote Control

Dispatch est la partie de Cowork qui fait travailler Claude sur votre ordinateur depuis votre téléphone. Tout passe par un fil de conversation unique, synchronisé entre le mobile et le bureau. Vous lancez une tâche depuis le téléphone, Claude l’exécute sur votre machine avec vos fichiers, vos applications, vos connecteurs et vos skills. Dans les transports, une idée vous vient : vous la déléguez, et vous recevez une notification quand c’est fini ou quand Claude a besoin de votre accord.

La contrainte : Dispatch s’exécute sur votre ordinateur, qui doit rester éveillé avec l’app Claude Desktop ouverte. Un réglage, à l’installation, le garde éveillé. Autre changement depuis la vidéo : d’après le centre d’aide d’Anthropic, Dispatch reste en bêta limitée sur une partie des offres Pro et Max, et n’est plus ouvert aux nouveaux utilisateurs. Si vous ne le voyez pas, une tâche Cowork lancée depuis le téléphone tourne dans le cloud et continue ordinateur fermé, sans accès à vos fichiers locaux.

Son cousin côté développement s’appelle Remote Control : vous reprenez sur votre téléphone une session Claude Code qui tourne déjà dans votre terminal. Vous tapez /remote-control (ou /rc) et vous suivez depuis le canapé.

Attention à la comparaison, c’est là qu’on se perd. Dispatch et Remote Control tournent tous les deux chez vous, et demandent tous les deux une machine allumée. Ce qui tourne vraiment sans vous, ordinateur éteint, ce sont les sessions dans le cloud et les tâches planifiées.

Votre question de départ reste la même : ce travail a-t-il besoin de ma machine ? Si oui, Dispatch ou Remote Control. Sinon, le cloud. Et dans le premier cas, vous donnez à Claude un accès réel à vos fichiers depuis un endroit où vous ne regardez pas l’écran : cadrez les dossiers et les applications auxquels il a accès avant de partir.

Computer use

Computer use, c’est Claude qui prend la main sur votre souris et votre clavier. Il voit votre écran, clique, tape, ouvre des applications. Ce que ça débloque : tout ce qui n’a ni connecteur, ni API, ni ligne de commande. Un logiciel qui n’existe que sur votre bureau, un outil métier sans API, une application native. C’est le même problème que règle l’agent qui travaille dans les outils sans API.

Vous ne lui donnez pas votre ordinateur pour autant. Claude demande l’autorisation application par application, et elle ne vaut que pour la session en cours. Surtout, il n’a pas le même pouvoir partout, et les niveaux sont fixés par catégorie d’application :

  • sur un navigateur, il ne peut que regarder : ni clic, ni saisie ;
  • sur un terminal ou un éditeur de code, il peut cliquer et faire défiler, pas taper ;
  • partout ailleurs, il a le contrôle complet.

Si votre idée était d’automatiser une démarche dans votre navigateur, ce n’est donc pas par là que ça passera.

Ce sera rarement votre premier réflexe, parce que c’est lent, faillible et coûteux. Claude voit l’écran image par image : il interprète, agit, vérifie. Récupérer vos messages par le connecteur Slack prend quelques secondes ; naviguer dans Slack à l’écran prend bien plus longtemps et se trompe plus souvent. C’est d’ailleurs l’arbitrage que Claude fait déjà seul : il prend le chemin le plus court, et l’écran est toujours le plus lent.

Côté disponibilité, c’est un aperçu de recherche, dans Cowork et dans l’app Desktop de Claude Code, sur macOS ou Windows. Dans Claude Code en terminal, c’est macOS seulement, avec Pro ou Max : un serveur MCP intégré, computer-use, désactivé par défaut, que vous activez projet par projet avec /mcp.

Par où commencer avec Claude IA

Vous avez maintenant la carte que personne ne vous avait donnée : 23 concepts, trois niveaux, des tokens au Computer use. Ce qui sépare quelqu’un qui utilise Claude de quelqu’un qui le maîtrise, c’est la clarté sur ce que fait chaque outil, et pourquoi. Pour passer à la pratique, dans l’ordre :

  1. Le chat, avec trois ou quatre projets : un par client ou par activité, avec leurs instructions et leurs documents. Nouvelle tâche, nouvelle conversation.
  2. Un premier skill pour la tâche que vous réexpliquez le plus souvent (le compte rendu de réunion, la relance), et un ou deux connecteurs, en lisant bien ce que vous autorisez.
  3. Claude Code sur un vrai projet, avec un CLAUDE.md de dix lignes et le mode auto.
  4. Une tâche planifiée, le jour où une tâche revient chaque semaine et tient dans une instruction.
Livrer

Ce que vous pouvez vendre avec ça

À qui : un cabinet comptable, une agence ou un cabinet de conseil de 5 à 15 collaborateurs, qui paie déjà plusieurs abonnements Claude, mais où chacun s’en sert comme d’un simple chat et le rebriefe à chaque échange.

Ce que vous livrez : le paramétrage de Claude pour toute l’équipe, en une ou deux semaines. Trois ou quatre projets par client ou par activité, avec leurs instructions et leurs documents. Deux ou trois skills métier : le compte rendu de réunion, la relance, la synthèse de dossier. Les connecteurs utiles, avec les bonnes autorisations. Le tout dans un plugin d’équipe que chacun installe en une fois, plus une tâche planifiée qui publie chaque lundi matin sur Slack le récapitulatif des nouveaux documents du dossier client, rangés sur un Drive branché par connecteur. Les collaborateurs de votre client ouvrent Claude et le trouvent déjà briefé.

Comment le présenter : « Vos équipes ont Claude, pourtant chacun recommence à zéro à chaque échange. Je le configure une fois pour tout le monde : vos méthodes dans un plugin que chacun installe, et Claude arrive briefé sur chaque client. » Puis chiffrez ce que ça rend : si 6 personnes passent 15 minutes par jour à rebriefer Claude, ce sont 30 heures par mois sur 20 jours ouvrés. Lors du rendez-vous, présentez un projet déjà configuré sur l’un de ses dossiers, puis envoyez la proposition le jour même.

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