Statistiques IA : les chiffres de l’IA dans les PME
En 2026, d’après le baromètre France Num, 40 % des TPE et PME françaises ont recours à au moins un outil d’IA, alors qu’elles n’étaient que 13 % en 2024. Seuls 19 % paient le leur, tandis que 2 % ont acquis du conseil ou une prestation.
Si vous commercialisez de l’IA auprès des PME, voici les statistiques IA essentielles pour votre activité, accompagnées de leur origine et de leur date, ainsi que leur impact sur une offre.
Combien de PME utilisent l’IA
Trois mesures publiques, trois champs différents :
| Source | Champ | Part qui utilise l’IA |
|---|---|---|
| France Num 2026 (enquête du printemps 2026) | TPE et PME, tout outil d’IA | 40 % (53 % des PME) |
| Insee et Eurostat (enquête 2025) | entreprises de 10 salariés ou plus, au moins une technologie d’IA | 18 % (15 % entre 10 et 49) |
| Bpifrance Le Lab (fin 2024) | dirigeants de PME et ETI de plus de 10 salariés | 26 % une IA générative, 16 % une IA non générative |
France Num compte ChatGPT et les outils grand public ; l’Insee compte des technologies d’IA déclarées par l’entreprise. Citez l’un ou l’autre avec son champ, jamais une moyenne des deux.
La progression est la même partout :
- France Num : 13 % en 2024, 26 % en 2025, 40 % en 2026 ;
- Insee : 6 % en 2023, 10 % en 2024, 18 % en 2025.
L’usage grimpe avec la taille. Selon l’Insee, 15 % des entreprises de 10 à 49 salariés utilisent l’IA, 31 % de 50 à 249, 58 % à partir de 250. Avec 18,2 %, la France reste un peu sous la moyenne européenne (20,0 %, Eurostat 2025).
Et avec le secteur, d’après France Num : 72 % dans le numérique, 60 % dans les services spécialisés comme le conseil ou l’ingénierie, 46 % dans la finance, 30 % dans le bâtiment, 29 % dans le transport, 27 % dans l’agroalimentaire, 18 % dans l’agriculture.
À quoi les PME utilisent l’IA
France Num 2026 :
- générer du texte, de la voix ou des images : 34 % des TPE et PME ;
- un assistant conversationnel ou un chatbot : 24 % ;
- analyser et classer des documents : 13 % ;
- automatiser des tâches : 11 % ;
- analyser des données, prévoir, optimiser des ressources : 9 %.
Les usages commerciaux restent rares : 3,6 % des entreprises de 10 à 49 salariés utilisent l’IA pour le marketing ou les ventes (Eurostat 2025).
Côté salariés, le baromètre Cegos 2026 compte 54 % de salariés français qui se servent de l’IA générative au travail, et 25 % qui y ont été formés. Le détail est dans nos chiffres sur ChatGPT.
Ce que les PME paient
- 19 % des TPE et PME paient une solution d’IA, 32 % des PME (France Num 2026) ;
- leurs dépenses vont aux abonnements et licences (17 %), à la formation (5 %), aux développements spécifiques (3 %), au conseil et aux prestations (2 %) ;
- la moitié des PME et ETI qui utilisent l’IA n’ont recours qu’à des solutions gratuites ou prêtes à l’emploi (Bpifrance Le Lab).
68 % des entreprises utilisatrices jugent l’impact de l’IA positif. La part monte à 84 % chez celles qui paient leur solution. C’est une corrélation, pas la preuve que payer rend l’IA plus utile.
Ce qui bloque
Les entreprises de 10 salariés ou plus qui n’utilisent pas l’IA citent, selon l’Insee :
- le manque d’utilité, à 71 % ;
- le manque d’expertise, à 54 % (53 % entre 10 et 49 salariés).
Bpifrance Le Lab a interrogé 1 209 dirigeants de PME et ETI. 58 % jugent l’IA importante, voire très importante, pour la pérennité de leur entreprise à trois ou cinq ans, mais 43 % seulement ont défini une stratégie IA. Après le coût, cité en premier, viennent :
- la crainte des mauvais usages, comme le partage de données confidentielles (33 %) ;
- la difficulté à identifier les cas d’usage (23 %) ;
- la résistance des salariés (22 %).
L’étude range les dirigeants en quatre profils : les sceptiques (27 %), les bloqués (26 %), conscients de l’enjeu mais sans compétences ni soutien, les expérimentateurs (28 %) et les innovateurs (19 %).
Les projets d’IA qui n’aboutissent pas
Le rapport du MIT The GenAI Divide (juillet 2025) a suivi des projets d’IA d’entreprise : 60 % des organisations ont évalué un outil sur mesure ou vendu aux entreprises, 20 % sont allées jusqu’au pilote, 5 % jusqu’à la production. Les projets menés avec un partenaire externe arrivent au déploiement deux fois plus souvent que ceux construits en interne, selon les répondants.
Le détail, avec les prévisions de Gartner, est dans les statistiques de gestion de projet.
Les sources, avec leur date
- Crédoc pour la DGE, baromètre France Num 2026 (nouvel onglet), 28 septembre 2026 (9 655 entreprises, du 23 mars au 18 avril 2026).
- Insee Première n° 2120 (nouvel onglet), 21 juillet 2026 (environ 11 000 entreprises de 10 personnes ou plus).
- Eurostat, Artificial intelligence by size class of enterprise (nouvel onglet), données 2025, mises à jour le 15 juin 2026.
- Bpifrance Le Lab, L’IA dans les PME et ETI françaises : une révolution tranquille (nouvel onglet), 4 juin 2025 (1 209 dirigeants, d’octobre à décembre 2024).
- Cegos, baromètre Transformations, Compétences et Learning 2026 (nouvel onglet), 21 avril 2026.
- MIT NANDA, The GenAI Divide: State of AI in Business 2025 (nouvel onglet), juillet 2025.
Ces chiffres sont revérifiés en octobre 2026. Ceux qui remplissaient cette page ont été retirés : les montants du plan France 2030 pour 2021 à 2025, la cartographie des startups de 2023, « 35 % des entreprises de 10 salariés ou plus utilisent l’IA » (l’Insee mesurait 6 % en 2023 et 18 % en 2025), les tailles du marché mondial, les sondages américains sur les outils, « 133 millions d’emplois créés », « un taux d’erreur moyen de 5 % » et les listes de métiers menacés sans source.
Ce que ces chiffres changent pour une proposition
Pour un dirigeant de PME, trois arguments valent, chacun ayant sa source :
- Ses rivaux ont déjà démarré, en solo : si 40 % des TPE et PME exploitent un outil d’IA, seuls 2 % ont acquis du conseil ou une prestation (France Num 2026).
- Ce qui les freine, c’est l’expertise : 54 % des entreprises n’adoptant pas l’IA invoquent un déficit d’expertise (Insee), tandis que 23 % des dirigeants ignorent comment repérer les cas d’usage (Bpifrance Le Lab).
- Les utilisatrices de solutions payantes se disent plus satisfaites : 84 % estiment l’impact positif, tandis que la moyenne s’élève à 68 % (France Num 2026).
Vous pouvez ainsi lui soumettre d’abord un diagnostic qui identifie trois tâches à automatiser dans son entreprise, puis un premier livrable sur l’une d’elles seulement, mesuré en heures gagnées. Pour le tarif, partez de votre TJM de freelance.
Ce que vous ne garantissez pas, c’est un gain de productivité chiffré à l’avance, ni le retour sur investissement qu’aucune de ces enquêtes ne quantifie.