Statistiques e-learning : les chiffres 2026 en France
Selon le baromètre de l’ISTF réalisé auprès de 460 professionnels de la formation, en 2026, 41 % des offres de formation professionnelle combinent présentiel et distanciel, tandis que 39 % demeurent majoritairement en présentiel et 20 % se déroulent principalement à distance. En 2025, sur le CPF, 30 % des 1,34 million de formations acquises ont été suivies intégralement à distance.
Si vous proposez à un organisme de formation, ou au service formation d’une PME, des modules produits avec l’IA ou un assistant qui suit les apprenants, voici les statistiques e-learning à citer dans votre offre, avec leur source et leur date, et celles qu’il vaut mieux ne plus mentionner.
Quelle part de la formation se fait à distance
Le baromètre de l’ISTF (12e édition, enquête de novembre 2025 à janvier 2026) demande aux professionnels comment ils qualifient leur offre :
- 41 % la disent majoritairement en blended learning, présentiel et distanciel mélangés ;
- 39 % majoritairement en présentiel ;
- 20 % majoritairement à distance.
Le baromètre Cegos 2026 interroge les responsables RH et formation d’organisations de plus de 50 personnes : 55 % des formations délivrées le sont encore en présentiel. En France, la part monte à 63 %.
Les données ouvertes de Mon Compte Formation comptent, elles, des achats réels :
| Modalité | Dossiers 2023 | Dossiers 2025 | Part en 2025 |
|---|---|---|---|
| Entièrement à distance | 558 931 | 403 104 | 30 % |
| Mixte | 338 075 | 359 881 | 27 % |
| En présentiel | 550 044 | 575 915 | 43 % |
| Total | 1 447 050 | 1 338 900 | 100 % |
La formation à distance pesait 39 % des dossiers CPF en 2023. Elle est tombée à 30 % en 2024 et y reste en 2025. L’ISTF avance une piste, les changements de réglementation sur la formation à distance, sans la démontrer.
Dans une proposition, ne mélangez pas ces trois chiffres. Le premier décrit des offres, le deuxième des formations en entreprise, le troisième des achats sur le CPF.
Les formats utilisés en 2026
Les professionnels interrogés par l’ISTF utilisent, dans leurs formations :
| Format | Part des répondants qui l’utilisent |
|---|---|
| Présentiel | 94 % |
| Classe virtuelle | 76 % |
| E-learning scénarisé (25 minutes au plus) | 75 % |
| Vidéo | 70 % |
| Micro learning (5 minutes au plus) | 58 % |
| Serious games | 32 % |
| Podcast | 29 % |
| Social learning | 27 % |
| Simulations et mises en situation par une IA | 19 % |
| Réalité virtuelle | 16 % |
Le présentiel gagne 8 points en un an : le distanciel s’ajoute à lui sans le remplacer. Les simulations par IA entrent pour la première fois dans le baromètre, à 19 %.
Pour un podcast de formation, les chiffres d’audience sont dans nos statistiques du podcast.
Qui produit les contenus
78 % des contenus digitaux sont produits en interne, selon l’ISTF :
- 40 % par le service formation ;
- 38 % par les collaborateurs eux-mêmes, souvent des experts métier ;
- 15 % par un studio externe, sur mesure ;
- 7 % achetés sur étagère.
Le baromètre nomme le problème principal de ces experts internes : le temps à consacrer à la production. Parmi les outils de production cités, les outils génériques (PowerPoint, Genially, Canva) font 41 % des réponses, les outils auteurs spécialisés comme Storyline 29 %.
L’IA dans la formation : beaucoup d’usages, peu de règles
Côté entreprises, le baromètre Cegos 2026 :
- 63 % des organisations ont déjà utilisé l’IA générative pour former, ou sont en train de le faire (56 % en France) ;
- 57 % s’en servent pour individualiser les parcours, ou s’y mettent (41 % en France), 20 points de plus qu’il y a trois ans ;
- 32 % des salariés seulement se sont déjà formés à l’IA (25 % en France) ;
- 28 % des responsables RH ont formalisé et partagé des règles d’usage de l’IA (25 % en France).
Les chiffres RH français reposent sur 60 répondants : citez-les avec cette précision.
Côté professionnels de la formation, l’ISTF :
- utiliser l’IA est la priorité de 30 % des répondants en 2026, contre 26 % en 2025 ;
- un tiers l’utilise déjà pour concevoir les formations ;
- 13 % seulement l’utilisent au service des apprenants : agents, chatbots de tutorat, suivi.
L’IA aide donc les concepteurs, beaucoup moins les apprenants. C’est là que les auteurs du baromètre attendent les projets de 2026.
Le tutorat fait la complétion
C’est le chiffre de l’ISTF le plus utile à un prestataire. Hors formations obligatoires :
- sans tutorat, 44 % des dispositifs ne dépassent pas 20 % de complétion, et 5 % seulement dépassent 80 % ;
- avec tutorat, 51 % des dispositifs dépassent 80 % de complétion, et 3 % restent sous 20 %.
Pour aller au bout d’une formation, les réponses citent d’abord la certification ou le badge (16 %) et la présence d’un tuteur (16 %), puis des contenus liés au métier (12 %). Pour la commencer : des contenus liés au métier (16 %), du temps dédié (16 %), un tuteur (13 %).
L’étude mesure un tutorat humain et ne dit rien d’un assistant IA.
Ce qui freine le digital learning
Les freins cités par les professionnels de la formation (ISTF 2026) :
- organisationnels pour 51 % des réponses : manque de temps et de souplesse des process internes (26 %), manque d’effectif et de compétences (20 %), difficulté à recruter (5 %) ;
- financiers pour 24 %, dont le manque de budget (11 %) et la difficulté d’accès aux financements (8 %) ;
- la motivation pour 17 % : celle des formateurs (7 %), des apprenants (6 %), de la hiérarchie (4 %) ;
- pédagogiques pour 2 % seulement ;
- aucun frein pour 6 %.
Pourquoi développer le distanciel ? L’efficacité pédagogique reste la première raison (30 %), devant la demande des commanditaires (23 %) et la baisse des coûts de formation (20 %). Cette dernière a gagné 12 points en deux ans.
Côté acceptation, 68 % des répondants jugent le digital learning très bien accepté par leurs clients, 58 % par les apprenants et 50 % par les financeurs. 15 % disent que les financeurs ne l’acceptent pas du tout.
Le marché de la formation financée par le CPF
La Caisse des Dépôts publie les chiffres de Mon Compte Formation. Fin 2025 :
- 14 200 organismes de formation proposaient 188 400 formations, sur 3 650 certifications ;
- une formation du catalogue était affichée en moyenne à 2 410 euros pour 92 heures.
En 2025, un dossier a coûté en moyenne 1 785 euros pour 79 heures. Les 1,34 million de dossiers de l’année représentent 2,38 milliards d’euros engagés.
Ces 14 200 organismes sont autant de clients possibles pour un prestataire qui produit des contenus ou outille des formateurs.
Les sources, avec leur date
- ISTF, Les chiffres du digital learning (nouvel onglet), 12e édition, publiée le 27 janvier 2026 (460 professionnels de la formation, enquête en ligne de novembre 2025 à janvier 2026).
- Cegos, baromètre Transformations, Compétences et Learning 2026 (nouvel onglet), communiqué du 21 avril 2026 (5 524 salariés dont 502 en France, 498 responsables RH et formation dont 60 en France, organisations de plus de 50 personnes, enquête de décembre 2025 et janvier 2026).
- Caisse des Dépôts, Moncompteformation : les formations engagées (nouvel onglet), données ouvertes mises à jour le 4 octobre 2026, formations validées de 2023 à 2025.
- Caisse des Dépôts, Questions politiques sociales, Les brèves n° 41 (nouvel onglet), juillet 2026 (catalogue et prix des formations CPF en 2025).
Ces chiffres sont revérifiés en octobre 2026. Ceux qui circulaient sur cette page sans source primaire ont été retirés : « un milliard d’apprenants en 2028 », « une demande en hausse de 400 % pendant la pandémie », « 86 % de CO2 en moins », le retour sur investissement de 2 284 % prêté à IBM, et les tailles du marché mondial, qui vont de 320 à 991 milliards de dollars selon les pages et ne se vérifient pas sans acheter les rapports des cabinets d’études.
Ce que ces chiffres changent pour une proposition
Face à un organisme de formation ou au responsable formation d’une PME, trois arguments tiennent, chacun avec sa référence :
- Leurs experts produisent déjà l’essentiel des contenus : 78 % des contenus digitaux sont faits en interne, et le manque de temps est le premier frein cité (ISTF 2026).
- L’IA s’y invite sans cadre : si 56 % des organisations françaises l’ont déjà employée pour la formation ou s’y préparent, seuls 25 % des salariés français ont été formés à l’IA (Cegos 2026).
- Le tutorat mène les apprenants au bout : 51 % des dispositifs tutorés franchissent le seuil de 80 % de complétion, alors que seuls 5 % y parviennent sans tutorat (ISTF 2026).
Avec l’IA, vous pouvez vendre deux prestations. La première convertit un module présentiel en e-learning de 25 minutes et en capsules de 5 minutes, à partir des supports déjà disponibles. La seconde est un assistant qui répond aux apprenants entre les sessions et alerte le formateur sur les décrochages : présentez-le comme un soutien au tuteur, non comme son substitut, car l’étude évalue un tutorat humain. Pour fixer le tarif, partez de votre TJM de freelance.
Ce que vous ne promettez pas : un taux de complétion, ni « un marché mondial de 400 milliards », un chiffre qui n’éclaire en rien votre client. Pour intégrer d’autres données dans cette même offre, consultez les statistiques du marketing digital.