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Premiers prospects

Vendre un site internet : trouver les clients qui paient

Pour vendre un site internet sans réseau ni portfolio, visez d’abord les clients ; Claude intervient ensuite. Une niche où un client vaut cher, une liste de professionnels dont le travail est beau et le site mauvais, un email qui leur offre leur page d’accueil, et la maquette construite seulement après leur oui. Le site est offert ; votre client paie le système qui tourne derrière et lui évite de perdre des demandes. Dans la vidéo, avec un client de la rénovation haut de gamme, cet escalier atteint 10 000 € sur la première année : c’est un exemple chiffré, pas une promesse.

La cible : un client dont chaque client vaut cher

Ce qui bloque la vente d’un site à plusieurs milliers d’euros tient rarement au niveau technique. Le plus souvent, vous écrivez à tout le monde. Un message générique envoyé à des centaines d’entreprises prises au hasard vous rapporte des « non merci », ou rien.

Une niche, c’est un métier qui a un problème clair, un budget et une urgence. Vous comprenez ses douleurs, vous écrivez un message qui lui ressemble, et il répond.

Partez avec trois niches, pas une. Tant que vous n’avez pas testé sur le terrain, vos recherches ne valent qu’une hypothèse. Si une niche ne répond pas, les deux autres tournent déjà.

Choisissez-les avec quatre critères :

  1. Un retour immédiat. Le site est un canal d’acquisition pour ce métier, pas une carte de visite. S’il ne fait gagner ni argent ni temps, il se vend mal.
  2. Un client qui vaut cher. Si un nouveau client rapporte 100 € à votre prospect, il ne paiera jamais un site de plusieurs milliers d’euros. S’il en rapporte 10 000, 30 000 ou 50 000, un seul chantier signé grâce au site rembourse tout.
  3. Un marché déjà en ligne. Des entreprises que l’on trouve sur Internet et qui lisent leurs emails. Prospecter un plombier ou un serrurier par email ne fonctionne pas.
  4. Peu de contraintes. Laissez de côté la banque, l’assurance, la santé, le secteur public et les très grandes entreprises : les validations y durent des mois.

La vidéo prend la rénovation haut de gamme résidentielle. C’est un marché physique, mais le site y est la vitrine qui fait signer, et un seul chantier pèse souvent des dizaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires. Un site à 10 000 € y devient un calcul rationnel.

Pour creuser le choix, trouver une niche détaille la méthode, et le cold email de Badr montre comment il a choisi la sienne.

Où se cachent les clients d’un site vitrine

Pas besoin d’acheter une base de données. Les clients haut de gamme passent leur temps à se montrer. Un architecte d’intérieur poste ses chantiers sur Instagram et tient sa fiche Google : il est déjà en vitrine, gratuitement.

Trois endroits, selon votre niche :

  • LinkedIn, le meilleur pour joindre un décideur et retrouver un email professionnel. Les métiers physiques y sont moins présents : pour la rénovation, c’est un canal secondaire.
  • Google Maps, pour ratisser une ville ou une zone. Au Cap-Ferret, « architecte d’intérieur » donne 30 fiches en 10 secondes, avec le nom, le site et le téléphone.
  • Instagram, pour la qualité plutôt que le volume. Un hashtag comme #renovationhautdegamme montre les réalisations en photo, mais tout se fait à la main.

Pour une niche physique, Google Maps est la porte d’entrée ; LinkedIn et Instagram servent ensuite à entrer en contact quand l’email manque. Une fiche sur une carte ne se prospecte pas : il vous faut un fichier.

La liste en quelques minutes avec un scraper Google Maps

À la main, vous ouvrez une fiche, copiez le nom, allez sur le site, cherchez l’email, revenez coller dans un tableau. Vous y passez la soirée, et vous abandonnez avant d’avoir 50 lignes propres.

Un scraper récupère toutes les fiches d’un coup. Dans la vidéo, l’outil est le scraper Google Maps d’Apify :

  1. Les termes de recherche : « architecte d’intérieur », « décorateur d’intérieur », « maître d’œuvre rénovation ».
  2. La zone : ici, toute la Côte d’Azur.
  3. Le nombre de fiches par terme.
  4. L’option qui va chercher l’email sur le site de l’entreprise, à cocher.

L’outil parcourt Google Maps, retire les doublons, et rend au bout de quelques minutes un tableau avec les coordonnées. Exportez en CSV avec tous les champs (« All fields »). Au moment du tournage, les 5 dollars de crédit gratuit mensuel d’Apify suffisaient pour sortir jusqu’à 1 000 fiches avec emails.

Deux règles. Vous visez des professionnels, pas des particuliers : c’est de la prospection B2B, avec les règles rappelées dans le guide du cold email. Et ne sortez pas 5 000 fiches d’un coup : faites tout le parcours sur 100 prospects, puis augmentez.

Au passage, récupérer et nettoyer une liste automatiquement, c’est exactement le genre d’automatisation que vous facturerez plus tard. Le web scraping en montre d’autres usages.

Le filtre « beau travail, mauvais site »

La liste brute est tentante. N’écrivez pas à tout le monde : deux profils sont à retirer avant le premier email.

  • Les hors cible : la boulangerie, le plombier, tout ce qui s’est glissé dans les résultats. Ils vous font perdre du temps et faussent vos taux de réponse.
  • Ceux qui ont déjà un bon site. Votre offre, c’est de refaire le site. Si le leur est moderne et rapide, votre maquette ne créera aucun choc.

Le prospect en or est l’inverse : un travail magnifique et un site daté, lent, cassé ou absent. Beau travail, mauvais site. C’est sur ce profil que votre maquette change la perception du jour au lendemain.

Dans la vidéo, ce tri passe par un skill Claude Code, lancé sur le CSV d’Apify. Il demande la catégorie visée, écarte les hors cible, visite chaque site et lui pose une étiquette :

ÉtiquetteCe que le prospect voitL’ouverture de l’email
Pas de siterien sur Google, sauf sa fiche« Je cherchais votre site, et je ne l’ai pas trouvé. »
Site casséune page d’erreur« En voulant visiter votre site, je suis tombé sur une page d’erreur. »
Site datéun site lent sur mobile, sans demande de devis simple« Votre site ne rend pas justice à votre travail. »
Site moderneun site déjà propreécarté

Pour les cas limites, Claude ouvre le site en version ordinateur et en version mobile, et tranche. Au bout de 3 à 4 minutes, deux fichiers : prospect.csv, classé par opportunité, et écarté.csv.

Le fichier ajoute un nom normalisé : « Home Solution » au lieu de « Home Solution Courtier en Travaux Gestion des Travaux ». C’est ce nom court qui ira dans l’email, parce qu’un humain n’écrirait jamais le nom complet de la fiche.

Sans ce skill, la même grille s’applique à la main ou avec un prompt dans Claude Code : les quatre étiquettes et le nom court suffisent.

Vendre sans rien vendre : l’email en quatre lignes

Le mauvais email de prospection, vous en recevez toutes les semaines. Générique, envoyé en masse, personnalisé par votre seul prénom, et il ne parle que de son auteur : « je fais », « nous pouvons », « je vous propose ». Il part à la corbeille en 2 secondes, parce que personne n’aime qu’un inconnu essaie de lui vendre quelque chose.

Ici, vous ne vendez rien. Vous proposez une chose simple : refaire la page d’accueil du prospect, gratuitement, pour lui montrer. Il la garde quoi qu’il arrive. Pas de prix, pas d’engagement, pas de lien.

Le prospect se pose trois questions en moins de 5 secondes : c’est quoi, qu’est-ce que j’y gagne, pourquoi vous ? L’email y répond en quatre lignes :

  1. Le constat, précis : « Votre site ne rend pas justice à votre travail : il est lent sur mobile, et rien ne permet de vous demander un devis simplement. »
  2. La légitimité, en une phrase : « Je conçois des sites et des automatisations pour les architectes d’intérieur. »
  3. L’offre, claire et gratuite : « Je peux vous refaire votre page d’accueil gratuitement, juste pour vous montrer. »
  4. L’appel à l’action, sans effort : « Je vous prépare ça. »

Le constat change selon l’étiquette du filtre (site daté, cassé ou absent). Trois variables personnalisent le reste : le nom normalisé de l’entreprise, sa ville et son métier.

Et la règle la plus importante : vous ne construisez la maquette qu’après le oui. Sinon, vous travaillez gratuitement pour des gens qui ne répondent jamais.

L’argent n’apparaît pas dans le message à froid. Vous ne concluez pas, vous cherchez un oui. Le oui donne un rendez-vous, le rendez-vous montre la maquette, et c’est pendant l’appel que vous proposez la suite. C’est la même logique que le diagnostic gratuit : offrir une petite chose utile ouvre la porte que le rendez-vous commercial ferme.

Envoyer sans finir en spam

Envoyer 100 emails d’un coup depuis votre adresse habituelle, c’est jouer la réputation de votre domaine. Une liste contient toujours des adresses mortes, qui rebondissent. Trop de rebonds, quelques signalements comme indésirable, et Gmail ou Outlook classent votre domaine en spam. Vos factures et vos emails aux clients actuels suivent.

Deux garde-fous, non négociables :

  • Valider les adresses avant l’envoi, pour un taux de rebond sous 5 %. La vidéo le fait dans Instantly, l’outil d’envoi ; un validateur dédié comme mails.so convient à petit budget.
  • Ne jamais envoyer depuis votre domaine principal. Des domaines secondaires, réservés à la prospection, protègent votre vraie adresse.

Le réglage montré : un email et deux relances, la première 3 jours après, la seconde 4 jours plus tard. Envois entre 8 h et 20 h, du lundi au vendredi ou au samedi selon le marché, répartis sur trois boîtes secondaires. L’outil démarre à 5 à 10 emails par jour et par boîte, et monte jusqu’à 30, pas plus. Aucun lien dans l’email.

C’est ce système qui a donné à Badr quatre appels découverte en trois jours. Les domaines, la montée en charge et ce que la CNIL demande pour la prospection B2B sont détaillés dans le guide du cold email ; les relances, dans relancer un prospect.

Le site qui fait dire oui : la maquette en 15 minutes avec Claude

Un prospect a répondu « montrez-moi », et le rendez-vous est demain. La maquette décide de tout. Moyenne, il vous remercie poliment et disparaît. Saisissante, il ne peut plus revenir en arrière : il vient de voir ce que son entreprise pourrait montrer en ligne.

Il y a deux ans, ce niveau de rendu demandait un designer, un développeur et deux semaines. Avec Claude Code, un avant-après sort en moins de 15 minutes, même sans avoir jamais codé. La vidéo enchaîne trois commandes sur le site d’un cabinet de maîtrise d’œuvre du Var :

text
/refonte-extraction https://site-du-prospect.fr
/refonte-design
/refonte-build
  1. L’extraction récupère les vraies couleurs, les photos, les textes et la structure du site existant, et écarte les photos de mauvaise qualité. Corrigez si besoin : ici, Claude avait pris un bleu comme couleur principale alors que le site est vert. Une phrase suffit.
  2. Le design propose une direction cohérente avec l’existant : palette complète, polices, formulaires, et une première maquette à valider.
  3. Le build écrit la page : un titre plus clair, des services reformulés en bénéfices, des appels à l’action lisibles, une structure qui mène à la prise de contact. Le résultat est un fichier index.html.

L’outil n’invente rien : pas de faux avis, pas de fausses photos, aucun chiffre inventé. Ce qui manque reste en blocs orange à compléter. Ces trous sont utiles : ils vous disent quoi demander au client pendant l’appel (témoignages, photos, offres, délais, zones d’intervention).

Vous ne refaites qu’une page, l’accueil. Elle suffit pour déclencher la question qui vous intéresse : « Combien ça coûte ? »

Comment la page offerte devient 10 000 € dans l’exemple de la vidéo

La réponse surprend : la page d’accueil, vous l’offrez. Beaucoup s’arrêtent là, bradent et restent « celui qui fait des sites pas chers ». Le site offert n’a de sens que s’il ouvre la porte à la suite.

Pendant l’appel, le prospect a aimé la maquette. Vous dites « la page d’accueil, je vous l’offre », puis vous passez tout de suite à la vraie valeur : faire en sorte que le site lui ramène des clients, et qu’il ne perde plus aucune demande.

Reste ce qui se passe après le formulaire, et un beau site ne le règle pas. Qui répond quand une demande arrive le soir ? Qui relance le prospect qui hésite ? Qui filtre ceux qui ne sont pas sérieux ? Qui prend le rendez-vous ? Dans beaucoup d’entreprises, personne. Et dans la rénovation haut de gamme, une demande perdue peut être un chantier de 20 000, 50 000 ou 100 000 € qui part chez un concurrent.

Votre produit, c’est le système derrière le site. La vidéo le monte en quatre marches :

MarcheCe que vous livrezDans l’exemple
1. La maquettela page d’accueil refaite, l’effet avant-aprèsofferte
2. Le sitequelques pages essentielles autour de l’accueiloffert, votre produit d’appel
3. Le systèmeformulaire, automatisation, agent qui répond et prend rendez-vous, CRM, suivi4 000 € de mise en place, à ajuster selon le périmètre
4. Le récurrenthébergement, surveillance, améliorations, ajustements500 € par mois

Le calcul : 4 000 € plus 12 mois à 500 €, soit 10 000 € sur la première année. Il suppose un client qui signe le système et reste un an : c’est l’hypothèse de la vidéo, à vérifier avec vos propres chiffres. La différence avec un site vendu une fois reste nette : vous ne repartez pas de zéro à chaque client.

Ensuite, vous devenez la personne à qui il pense pour la suite : le référencement local (être premier sur « rénovation Fréjus »), une newsletter qui relance les anciens contacts, l’automatisation des devis, la relance des factures. Pour un agent qui répond et qualifie ou pour chiffrer la marche 3, la propale envoyée le jour même prend le relais après l’appel.

Livrer sans perdre la main

L’erreur est de livrer le site comme un paquet cadeau : tous les accès, tous les fichiers, et à bientôt. Le mois suivant, le client se dit « merci, je gère », et vous avez offert un site pour rien. Le mode de livraison se décide dès le départ.

  • Mise en place et abonnement, le cas le plus courant. Le site tourne sur votre infrastructure, par exemple Vercel, sur le domaine du client. Le client lisse la dépense ; vous gardez l’opérationnel. Chaque mois, il paie un site qui reste en ligne, rapide, maintenu et branché sur l’agent, le CRM et le suivi.
  • Paiement unique et transfert, quand le client tient à tout posséder. Vous transférez le projet et vous renoncez au récurrent : la règle de la vidéo est de facturer ce paiement unique au moins comme une année de collaboration.

Pour le déploiement, Claude vous guide : il installe ce qu’il faut, met le site en ligne sur Vercel, donne une adresse temporaire à montrer au client, puis les réglages DNS du domaine, à faire seul ou avec lui en rendez-vous. Un point à vérifier avant : un site payé par un client ne peut pas tourner sur l’offre gratuite Hobby de Vercel. Vercel pour un freelance détaille les offres et l’autre montage possible (le compte au nom du client, vous en membre), et le tuto GitHub la mise à jour du code.

Par où commencer cette semaine

Retenez trois niches avec les quatre critères. Sortez 100 prospects d’une ville sur Google Maps, ne gardez que ceux dont le travail est beau et le site mauvais, puis envoyez l’email en quatre lignes depuis un domaine secondaire. La maquette, vous ne la faites que pour ceux qui ont dit oui.

Si c’est le premier message qui vous freine, bien plus que la technique, trouver des clients traite précisément de ce blocage.

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